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Monument à Cézanne

Monument à Cézanne

œuvre Phare

Le peintre Paul Cézanne (1839-1906) décède le 22 octobre 1906. A la suite de sa mort naît l’idée d’ériger un monument à son hommage dans sa ville natale d’Aix-en-Provence. C’est Ambroise Vollard, son marchand, qui fait émerger ce projet en juin 1907 et Aristide Maillol (1861-1944) s’impose très rapidement pour le réaliser. Pour lui, c’est un honneur de pouvoir rendre hommage à un artiste qu’il considère comme le « génie de la peinture moderne ». 

 

5 MINUTES

Aristide Maillol , La Nuit, 1902-1909, Bronze, 17,8 x 13,5 x 11 cm, Fondation Dina Vierny – Musée Maillol

Aristide Maillol , La Nuit, 1902-1909, Bronze, 17,8 x 13,5 x 11 cm, Fondation Dina Vierny – Musée Maillol

Le peintre Paul Cézanne (1839-1906) décède le 22 octobre 1906. A la suite de sa mort naît l’idée d’ériger un monument à son hommage dans sa ville natale d’Aix-en-Provence. C’est Ambroise Vollard, son marchand, qui fait émerger ce projet en juin 1907 et Aristide Maillol (1861-1944) s’impose très rapidement pour le réaliser. Pour lui, c’est un honneur de pouvoir rendre hommage à un artiste qu’il considère comme le « génie de la peinture moderne ». 

La construction d’un projet

Le 27 juin 1907, Maillol présente à Marly des esquisses du monument à une assemblée composée de Harry Kessler (1868-1937), Maurice Denis (1870-1943), Ker-Xavier Roussel (1867-1944), Georges d’Espagnat (1870-1950) et d’Eugène Piot (1812-1890). L’artiste se met d’abord à réfléchir sur son projet en réalisant des dessins avant de créer plusieurs états de la sculpture et enfin d’arriver à la version finale. Lors de cette réunion, il est possible qu’il présente deux directions différentes : une femme assise telle une source ou semi-allongée, les jambes croisées et l’autre debout dans une pose dynamique reprenant les recherches faites pour sa sculpture L’Action enchaînée (1905) qui était alors sur le point d’être terminée. Au cours des années, Maillol continue de réfléchir sur sa figure, comme en témoigne de nombreux dessins présents dans des carnets [Ill. 1]. La femme est soit allongée ou semi-allongée, les jambes croisées ou tendues, vêtue d’un linge mouillé ou nue, tendant le bras ou le repliant.

ill 2. Aristide Maillol, Femme nue à demi étendue, le bras sur la jambe gauche, dite aussi Esquisse pour le Monument à Cézanne, vers 1912, Terre cuite modelée, H. 17 cm ; L. 24 cm ; P. 7 cm, Petit Palais, Paris. © Paris Musée / Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, Petit Palais. 

ill 3. Jean Goujon, Diane appuyée sur un cerf d’Anet, 1540-1560, marbre, 211 cm x 258 cm, Paris, Musée du Louvre. © 2023 GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Sylvie Chan-Liat.

ill 1 La Pensée, dit aussi, Madame Maillol, c. 1902-1905, terre cuite, Fondation Dina Vierny – Musée Maillol

Dans le cadre du Salon d’automne, une rétrospective est consacrée à Cézanne. Cet événement joue un rôle majeur dans la concrétisation du comité pour le monument et dans la décision de Frantz Jourdain d’en assurer la présidence. Les frères Bernheim-Jeune sont au secrétariat et la première séance connue aurait eu lieu le 29 février 1908. L’année d’après, le comte Kessler se rend à Aix pour rencontrer le maire et s’accordent sur la place du monument. Grâce au soutien sans faille du peintre Maurice Denis, ami de Maillol, ce dernier est presque convaincu d’obtenir la réalisation de ce projet. Cependant, en 1909, la situation se dégrade. Denis rencontre des difficultés pour que la commande soit accordée à Maillol tandis que lui-même n’a pas fini sa sculpture pour le Monument à Cézanne et hésite sur la pose de la femme. Certains édiles de la région d’Aix préfèrent une femme assise à l’instar de la Méditerranée (1905). L’artiste doit alors aller sur place pour se rendre compte si une figure assise conviendrait pour l’emplacement. Ces questionnements l’ont sûrement amené à dessiner une figure accroupie aux bras écartés couronnant une fontaine, en plus d’autres études abouties proches de la composition finale. Dans de nombreux dessins, et à différents états du projet, se trouve une urne car le monument était censé « couronner une petite fontaine près du musée » selon l’emplacement à Aix convoité par Maillol.

Le comité du monument à Cézanne se réunissent en 1910 et 1911 sous l’égide de Frantz Jourdain, même si Maurice Denis joue un rôle central.

Selon Judith Cladel, biographe de Maillol, l’artiste accroit les études entre 1910 et 1914 [Ill. 2], datant ainsi une grande partie de ses esquisses modelées. En 1912, Maillol aurait même entrainé Kessler au Louvre pour étudier des œuvres du sculpteur Jean Goujon. Il se serait inspiré de la Diane appuyée sur un cerf d’Anet [Ill. 3] (1540-1560) alors attribuée à l’artiste de la Renaissance en décidant de décroiser les jambes de son allégorie. Quand la Première Guerre Mondiale éclate, il arrête de travailler sur cette figure et attend la fin du conflit. Après quelques recherches, il termine son monument dans les années 1920.

La construction d’un projet

Le 27 juin 1907, Maillol présente à Marly des esquisses du monument à une assemblée composée de Harry Kessler (1868-1937), Maurice Denis (1870-1943), Ker-Xavier Roussel (1867-1944), Georges d’Espagnat (1870-1950) et d’Eugène Piot (1812-1890). L’artiste se met d’abord à réfléchir sur son projet en réalisant des dessins avant de créer plusieurs états de la sculpture et enfin d’arriver à la version finale. Lors de cette réunion, il est possible qu’il présente deux directions différentes : une femme assise telle une source ou semi-allongée, les jambes croisées et l’autre debout dans une pose dynamique reprenant les recherches faites pour sa sculpture L’Action enchaînée (1905) qui était alors sur le point d’être terminée. Au cours des années, Maillol continue de réfléchir sur sa figure, comme en témoigne de nombreux dessins présents dans des carnets [Ill. 1]. La femme est soit allongée ou semi-allongée, les jambes croisées ou tendues, vêtue d’un linge mouillé ou nue, tendant le bras ou le repliant.

ill 2. Aristide Maillol, Femme nue à demi étendue, le bras sur la jambe gauche, dite aussi Esquisse pour le Monument à Cézanne, vers 1912, Terre cuite modelée, H. 17 cm ; L. 24 cm ; P. 7 cm, Petit Palais, Paris. © Paris Musée / Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, Petit Palais. 

Dans le cadre du Salon d’automne, une rétrospective est consacrée à Cézanne. Cet événement joue un rôle majeur dans la concrétisation du comité pour le monument et dans la décision de Frantz Jourdain d’en assurer la présidence. Les frères Bernheim-Jeune sont au secrétariat et la première séance connue aurait eu lieu le 29 février 1908. L’année d’après, le comte Kessler se rend à Aix pour rencontrer le maire et s’accordent sur la place du monument. Grâce au soutien sans faille du peintre Maurice Denis, ami de Maillol, ce dernier est presque convaincu d’obtenir la réalisation de ce projet. Cependant, en 1909, la situation se dégrade. Denis rencontre des difficultés pour que la commande soit accordée à Maillol tandis que lui-même n’a pas fini sa sculpture pour le Monument à Cézanne et hésite sur la pose de la femme. Certains édiles de la région d’Aix préfèrent une femme assise à l’instar de la Méditerranée (1905). L’artiste doit alors aller sur place pour se rendre compte si une figure assise conviendrait pour l’emplacement. Ces questionnements l’ont sûrement amené à dessiner une figure accroupie aux bras écartés couronnant une fontaine, en plus d’autres études abouties proches de la composition finale. Dans de nombreux dessins, et à différents états du projet, se trouve une urne car le monument était censé « couronner une petite fontaine près du musée » selon l’emplacement à Aix convoité par Maillol.

Le comité du monument à Cézanne se réunissent en 1910 et 1911 sous l’égide de Frantz Jourdain, même si Maurice Denis joue un rôle central.

ill 3. Jean Goujon, Diane appuyée sur un cerf d’Anet, 1540-1560, marbre, 211 cm x 258 cm, Paris, Musée du Louvre. © 2023 GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Sylvie Chan-Liat.

Selon Judith Cladel, biographe de Maillol, l’artiste accroit les études entre 1910 et 1914 [Ill. 2], datant ainsi une grande partie de ses esquisses modelées. En 1912, Maillol aurait même entrainé Kessler au Louvre pour étudier des œuvres du sculpteur Jean Goujon. Il se serait inspiré de la Diane appuyée sur un cerf d’Anet [Ill. 3] (1540-1560) alors attribuée à l’artiste de la Renaissance en décidant de décroiser les jambes de son allégorie. Quand la Première Guerre Mondiale éclate, il arrête de travailler sur cette figure et attend la fin du conflit. Après quelques recherches, il termine son monument dans les années 1920.

ill 1 La Pensée, dit aussi, Madame Maillol, c. 1902-1905, terre cuite, Fondation Dina Vierny – Musée Maillol

Une sculpture étonnante

Maillol fait le choix de représenter une allégorie féminine, nue, allongée, un voile sous elle et tenant une palme dans la main gauche [Ill. 4]. Elle s’appuie sur son coude droit. Sa jambe droite est tendue, l’autre est légèrement repliée et les deux sont penchées vers la droite, se désaxant légèrement par rapport au corps. La femme est en train de glorifier un homme illustre par la palme qu’elle tend. Même si l’artiste a dû faire appel à un modèle, il arrive à s’en détacher puisqu’il cherche davantage à transmettre une idée qu’une impression de vie. Ses formes sont lisses, pures et simplifiées. Ce corps contient une certaine quiétude et interroge sur la modernité de l’art. Alors que l’art moderne rejette cette esthétique, Maillol y revient, influencé par l’art primitif qu’il découvre par le prisme des nabis [Ill. 5] et de Gauguin (1848-1903), mais aussi inspiré par l’art de l’Égypte ancienne, et l’art khmer. Peut-être est-ce là que réside la difficulté de percevoir cet art qui propose une vision pure et simplifiée de l’harmonie des formes au moment même où l’art n’en veut plus. Pour son monument, Maillol imagine une figure monumentale qui puisse habiller la place où elle doit se trouver. En effet, comme dit précédemment, l’œuvre devait être placée à l’extérieur et ce dernier point est particulièrement important pour l’artiste. La notion d’architecture n’a jamais été aussi réfléchie et l’artiste arrive à en faire une sculpture de plein air.

ill 4 Aristide Maillol, Monument à Cézanne, 1912-1925, pierre, H. 224 cm ; L. 74 cm, Jardin des Tuileries, Paris, dépôt du Musée d’Orsay.

Une sculpture étonnante

Maillol fait le choix de représenter une allégorie féminine, nue, allongée, un voile sous elle et tenant une palme dans la main gauche [Ill. 4]. Elle s’appuie sur son coude droit. Sa jambe droite est tendue, l’autre est légèrement repliée et les deux sont penchées vers la droite, se désaxant légèrement par rapport au corps. La femme est en train de glorifier un homme illustre par la palme qu’elle tend. Même si l’artiste a dû faire appel à un modèle, il arrive à s’en détacher puisqu’il cherche davantage à transmettre une idée qu’une impression de vie. Ses formes sont lisses, pures et simplifiées. Ce corps contient une certaine quiétude et interroge sur la modernité de l’art. Alors que l’art moderne rejette cette esthétique, Maillol y revient, influencé par l’art primitif qu’il découvre par le prisme des nabis [Ill. 5] et de Gauguin (1848-1903), mais aussi inspiré par l’art de l’Égypte ancienne, et l’art khmer. Peut-être est-ce là que réside la difficulté de percevoir cet art qui propose une vision pure et simplifiée de l’harmonie des formes au moment même où l’art n’en veut plus. Pour son monument, Maillol imagine une figure monumentale qui puisse habiller la place où elle doit se trouver. En effet, comme dit précédemment, l’œuvre devait être placée à l’extérieur et ce dernier point est particulièrement important pour l’artiste. La notion d’architecture n’a jamais été aussi réfléchie et l’artiste arrive à en faire une sculpture de plein air.

ill 4 Aristide Maillol, Monument à Cézanne, 1912-1925, pierre, H. 224 cm ; L. 74 cm, Jardin des Tuileries, Paris, dépôt du Musée d’Orsay.

ill 5 Edouard Vuillard, Portrait d’Aristide Maillol, 1930-1935, Peinture à la colle sur toile, H. 115 cm; L. 119 cm, Musée d’Art moderne de Paris. © Jean-Yves Trocaz/Parisienne de Photographie.

ill 7 Edouard Vuillard, Portrait d’Aristide Maillol, 1930-1935, Peinture à la colle sur toile, H. 115 cm; L. 119 cm, Musée d’Art moderne de Paris. © Jean-Yves Trocaz/Parisienne de Photographie.

Pour rendre hommage à Cézanne, un artiste que Maillol portait haut dans son estime, il décide de ne pas représenter son portrait, comme cela se faisait habituellement, ou même de créer un lien avec sa peinture, à la place il figure une femme nue. Ce choix suscite une forte incompréhension et même auprès de son grand soutien, Maurice Denis. Ce dernier dira, au sujet du Monument à Cézanne : « Je ne déciderai pas si elle symbolise l’art complexe de Cézanne; mais certainement, elle est un hommage à l’art classique. » Maillol remplace le portrait par une figure allégorique, choix qui est difficilement accepté. La ville d’Aix notamment refuse le monument et ne comprend pas qu’il soit possible de représenter la mémoire d’un artiste par la nudité d’un corps.

Pourtant, Maillol reprend ce modèle, mais en miroir et habillé, pour le Monument aux morts de Port-Vendres (1923) [Ill. 6] et s’appuie également sur cette figure pour réaliser L’Air (1938) [Ill. 7].

ill 6 Edouard Vuillard, Portrait d’Aristide Maillol, 1930-1935, Peinture à la colle sur toile, H. 115 cm; L. 119 cm, Musée d’Art moderne de Paris. © Jean-Yves Trocaz/Parisienne de Photographie.

ill 5 Edouard Vuillard, Portrait d’Aristide Maillol, 1930-1935, Peinture à la colle sur toile, H. 115 cm; L. 119 cm, Musée d’Art moderne de Paris. © Jean-Yves Trocaz/Parisienne de Photographie.

Pour rendre hommage à Cézanne, un artiste que Maillol portait haut dans son estime, il décide de ne pas représenter son portrait, comme cela se faisait habituellement, ou même de créer un lien avec sa peinture, à la place il figure une femme nue. Ce choix suscite une forte incompréhension et même auprès de son grand soutien, Maurice Denis. Ce dernier dira, au sujet du Monument à Cézanne : « Je ne déciderai pas si elle symbolise l’art complexe de Cézanne; mais certainement, elle est un hommage à l’art classique. » Maillol remplace le portrait par une figure allégorique, choix qui est difficilement accepté. La ville d’Aix notamment refuse le monument et ne comprend pas qu’il soit possible de représenter la mémoire d’un artiste par la nudité d’un corps.

Pourtant, Maillol reprend ce modèle, mais en miroir et habillé, pour le Monument aux morts de Port-Vendres (1923) [Ill. 6] et s’appuie également sur cette figure pour réaliser L’Air (1938) [Ill. 7].

ill 7 Edouard Vuillard, Portrait d’Aristide Maillol, 1930-1935, Peinture à la colle sur toile, H. 115 cm; L. 119 cm, Musée d’Art moderne de Paris. © Jean-Yves Trocaz/Parisienne de Photographie.

ill 6 Edouard Vuillard, Portrait d’Aristide Maillol, 1930-1935, Peinture à la colle sur toile, H. 115 cm; L. 119 cm, Musée d’Art moderne de Paris. © Jean-Yves Trocaz/Parisienne de Photographie.

Le Monument à Cézanne aux Tuileries

Ainsi, la ville d’Aix refuse le monument consacré à son artiste. Mais, il sera acheté en 1925 par l’État, avec l’aide d’Edouard Herriot. Il faudra attendre quatre ans avant qu’il soit exposé au Jardin des Tuileries. Pendant cette période, Maillol réfléchit à la meilleure place qu’il peut donner à son monument. Il sait qu’il y a une pression stratégique du lieu, c’est pourquoi il choisit volontairement un emplacement à l’écart. En favorisant un lieu reclus, personne n’est venu disputer sa place. Un autre endroit lui a été proposé mais il a décliné l’idée car son œuvre aurait eu en arrière-fond la Tour Eiffel. Kessler nous rapporte ses propos : « Voyez-vous ma statue toute petite avec la Tour Eiffel lui sortant du ventre ! »
Le Monument à Cézanne est finalement installé au milieu de l’escalier du côté de l’Orangerie en octobre 1929 [Ill. 8]. C’est la première sculpture en pierre à prendre place au Jardin des Tuileries. Par ailleurs, elle est posée sur un socle bas ce qui est très important pour Maillol. Il souhaitait que ses œuvres soient redescendues à hauteur d’homme.

Elle est enlevée des Tuileries en 1963, à l’instar de la Méditerranée en marbre qui avait été également placée dans le jardin. Elles trouvent refuges au Musée national d’Art moderne avant d’être transférées au musée d’Orsay. Actuellement, des fontes en plomb les remplacent dans les jardins des Tuileries.

ill 8. Anonyme, Aristide Maillol se tenant devant le Monument à Cézanne au jardin des Tuileries, entre 1929 et 1957, Paris, Archives de la Fondation Dina Vierny- Musée Maillol.

Le Monument à Cézanne aux Tuileries

Ainsi, la ville d’Aix refuse le monument consacré à son artiste. Mais, il sera acheté en 1925 par l’État, avec l’aide d’Edouard Herriot. Il faudra attendre quatre ans avant qu’il soit exposé au Jardin des Tuileries. Pendant cette période, Maillol réfléchit à la meilleure place qu’il peut donner à son monument. Il sait qu’il y a une pression stratégique du lieu, c’est pourquoi il choisit volontairement un emplacement à l’écart. En favorisant un lieu reclus, personne n’est venu disputer sa place. Un autre endroit lui a été proposé mais il a décliné l’idée car son œuvre aurait eu en arrière-fond la Tour Eiffel. Kessler nous rapporte ses propos : « Voyez-vous ma statue toute petite avec la Tour Eiffel lui sortant du ventre ! »
Le Monument à Cézanne est finalement installé au milieu de l’escalier du côté de l’Orangerie en octobre 1929 [Ill. 8]. C’est la première sculpture en pierre à prendre place au Jardin des Tuileries. Par ailleurs, elle est posée sur un socle bas ce qui est très important pour Maillol. Il souhaitait que ses œuvres soient redescendues à hauteur d’homme.

Elle est enlevée des Tuileries en 1963, à l’instar de la Méditerranée en marbre qui avait été également placée dans le jardin. Elles trouvent refuges au Musée national d’Art moderne avant d’être transférées au musée d’Orsay. Actuellement, des fontes en plomb les remplacent dans les jardins des Tuileries.

ill 8. Anonyme, Aristide Maillol se tenant devant le Monument à Cézanne au jardin des Tuileries, entre 1929 et 1957, Paris, Archives de la Fondation Dina Vierny- Musée Maillol.

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