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25/02/2026

« Maillol. L’Air comme une sculpture » à l’Espace Musées de l’aéroport Paris–Charles de Gaulle

Retour sur l’exposition « Maillol. L’Air comme une sculpture », présentée à l’Espace Musées de l’aéroport Paris–Charles de Gaulle du 23 janvier au 31 mai 2026. En résonance avec l’installation d’une version en résine de « L’Air » au cœur du Terminal 2E, elle retrace la genèse de cette œuvre majeure, depuis ses premières recherches formelles jusqu’à son installation au jardin des Tuileries en 1965.
Vue d’exposition Maillol. L’Air comme une sculpture © Fondation Dina Vierny – Musée Maillol

 

Depuis son ouverture en 2012, l’Espace Musées de l’aéroport Paris–Charles de Gaulle met chaque année à l’honneur une grande institution culturelle parisienne. En 2026, c’est au tour de la Fondation Dina Vierny – Musée Maillol de présenter l’exposition Maillol. L’Air comme une sculpture.

Placée sous le commissariat d’Antoinette Le Normand-Romain, ancienne directrice de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) et spécialiste de la sculpture, l’exposition revient sur la genèse et les transformations de l’une des œuvres monumentales majeures de Maillol : L’Air (1938).

Du 17 mars au 29 juin, l’exposition se prolonge hors les murs par l’installation d’une version en résine de L’Air sur le quai du Hall K de la navette LISA, au Terminal 2E.

 

Un parcours vers L’Air

 

Le choix de consacrer cette exposition à L’Air, dans le contexte de l’aéroport Paris–Charles de Gaulle, ne relève pas du hasard. Conçue en 1938 pour rendre hommage aux aviateurs de l’Aéropostale, l’œuvre entre naturellement en résonance avec un lieu dédié au voyage et au mouvement.

L’exposition ne se limite cependant pas à ce simple écho symbolique : elle retrace la genèse de la sculpture tout en la replaçant dans les grandes étapes de l’évolution artistique de Maillol.

 

Vue d’exposition Maillol. L’Air comme une sculpture © Fondation Dina Vierny – Musée Maillol

 

Le parcours s’ouvre sur les premières années de l’artiste, évoquant son passage par la peinture et les arts décoratifs avant son engagement décisif dans la sculpture. Sont ensuite présentées les œuvres consacrées au nu féminin, sujet central à partir duquel il élabore progressivement un langage fondé sur l’équilibre des formes et la simplification des volumes.

L’attention se porte ensuite sur la production monumentale, notamment le Monument à Cézanne, véritable matrice formelle de L’Air. C’est à partir de cette œuvre que Maillol développe, par transformations successives, la figure destinée au monument des aviateurs, qui trouve son aboutissement dans L’Air.

Le parcours converge ainsi vers cette sculpture, présentée à travers les différentes étapes de son élaboration, avant d’être mise en regard avec l’Air d’Étienne Le Hongre (1628-1690), exécuté pour les jardins de Versailles dans le cadre de la série des Quatre Éléments.

 

Etienne Le Hongre, L’Air, 1674. Terre cuite, 58 × 18 × 17,5 cm, Coll. Edouard Ambroselli
Etienne Le Hongre, « L’Air », 1674. Terre cuite, 58 × 18 × 17,5 cm, Coll. Edouard Ambroselli
Aristide Maillol, Étude pour le Monument à Cézanne, dite Première Étude pour L’Air, vers 1907–1910. Terre cuite, 15,2 × 15,2 × 4,3 cm, Paris, Fondation Dina Vierny – Musée Maillol
Aristide Maillol, « Étude pour le Monument à Cézanne, dite Première Étude pour L’Air », vers 1907–1910. Terre cuite, 15,2 × 15,2 × 4,3 cm, Paris, Fondation Dina Vierny – Musée Maillol

 

La confrontation de ces deux interprétations d’un même thème met en lumière la modernité du choix de Maillol, qui renonce aux attributs symboliques traditionnels pour privilégier la suggestion d’une figure en suspension.

Le parcours s’achève par une évocation de l’installation des sculptures de Maillol au jardin des Tuileries en 1965, moment décisif qui consacre la reconnaissance publique de son œuvre et son inscription durable dans l’espace urbain.

 

L’Air : biographie d’un chef-d’œuvre

 

John Rewald, Plâtre original de L’Air dans le hangar de l’atelier de Marly, juillet 1938. Photographie publiée dans « Les ateliers de Maillol », Le Point, novembre 1938, p. 230.

 

Lorsque Maillol reçoit, en 1938, la commande d’un monument destiné à la ville de Toulouse en hommage aux aviateurs de l’Aéropostale, il ne part pas d’une forme entièrement nouvelle. Il reprend en effet une épreuve en plâtre du Monument à Cézanne, qu’il transforme progressivement selon un procédé qu’il qualifie lui-même de « marcottage ».

À partir de ce plâtre préexistant, Maillol découpe, réassemble et modifie la composition : le torse bascule vers l’avant, une jambe se soulève, le bras se détache du corps. Achevée à Banyuls en 1939 par le praticien Jean Van Dongen, la version en pierre ne peut cependant être immédiatement installée : divers contretemps en retardent l’inauguration, et le monument n’est finalement installé au Jardin Royal de Toulouse qu’en 1948, quatre ans après la mort de l’artiste.

Durant les dernières années de sa vie, Maillol poursuit néanmoins ses recherches autour de cette figure. Il fait venir Dina Vierny à Banyuls et retravaille avec elle le grand plâtre : supprimant le drapé et les éléments de soutien nécessaires à la version en pierre, il développe une figure reposant en équilibre sur la hanche et la jambe, désormais comme suspendue dans l’espace.

Ce modèle sert de base aux différentes fontes en bronze et en plomb de L’Air, dont la version installée en 1965 au Carrousel du Louvre, dans le jardin des Tuileries.

 

L’Air installée dans Les Jardins du Carrousel © Keystone

 

Exposition « Maillol – Manolo. La escultura pura »

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Musée Maillol, 2021

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