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La tulipe

Aristide Maillol (1861-1944)

1941, sanguine sur papier à la forme

Pourquoi est-ce un incontournable ?

Les dessins de Maillol restent définitivement liés à ses statues mais donnent une autre dimension à la représentation de la femme. La beauté unique de « La Tulipe » réside dans le trait de crayon. Tout est rondeur et douceur, il apparaît une sensualité différente de celle qui émane de ses sculptures.

Cabinet des petits dessins

« Chez Maillol, le dessin est une magie. La plupart du temps automatique, comme malgré lui, les formes se construisent, s’entrecroisent, se multiplient sans se heurter et se fixent sans se figer dans une plénitude équilibrée (…) Maillol dessine ce qu’il voit (…) cependant les dessins de Maillol sont des projections de l’imaginaire, contenant la beauté que chacun de nous porte en soi, mais ne sait formuler. » En regardant ce corps, en forme de tulipe, nous ne pouvons qu’acquiescer aux propos de Dina Vierny. Le trait continu suit le contour des formes mais ce que nous voyons en premier lieu, c’est le volume. Ce souci de Maillol pour la forme, l’historien de l’art Pierre du Colombier le résume ainsi : « Il entend être vivant plutôt qu’exact ». Et si la pose du corps est peu naturelle, peu importe, l’essentiel est de savoir mettre en valeur les formes du modèle.

En détail

Le dessin de Maillol agit comme une belle écriture ronde. L’artiste choisit de préférence un crayon mou, ici, la sanguine, qui permet de dessiner une ligne fluide, précise et élégante.

Le saviez-vous ?

De manière générale, le dessin est une étape essentielle dans le processus de création de Maillol. Dessiner lui permet de nourrir son imagination : des modèles dans son atelier mais aussi une passante ou un enfant qui joue dans la rue, sur un carnet ou des bouts de papier qu’il récupère ici ou là.