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Le grand nu jaune

Aristide Maillol (1861-1944)

1943, huile sur toile

Pourquoi est-ce un incontournable ?

Cette toile monumentale, réalisée en 1943, est un réel hommage à Gauguin. L’influence de ce dernier ne s’est jamais cantonnée à une reprise de ses motifs : le maître, dès ses débuts, a nourri l’ambition artistique de Maillol.

Salle des dernières peintures

Quand Maillol réalise ce Grand nu jaune à la fin de sa vie, il a consacré une grande partie de son travail à la sculpture. Pour autant, l’artiste n’a jamais abandonné la peinture et ses peintures ressemblent à ses sculptures, notamment celle-ci. Ici, le corps, dans sa relation avec la nature, envahit presque toute la toile, faisant ainsi écho à la monumentalité que l’artiste a atteinte dans son œuvre sculptée. En effet, l’expérience de la sculpture a profondément changé, pour Maillol, sa perception de la peinture.
En 1936, il voyage en Italie et la fresque du plafond de la chapelle Sixtine l’impressionne tout particulièrement. Dès lors, le format de ses tableaux s’agrandit, et sa palette change, Maillol abandonne les tonalités un peu froides de ses débuts pour une couleur plus éclatante.

En détail

On peut souligner, ici, le jaune lumineux, qui évoque les atmosphères de la Méditerranée.

Le saviez-vous ?

Maillol entretient un dialogue intérieur permanent avec Gauguin. C’est pour cela qu’il peint cette femme nue nouant son foulard. Il s’agit d’une référence aux Tahitiennes que Gauguin représente après son voyage dans les iles Marquises.