Partager

Le dos de Thérèse

Aristide Maillol (1861-1944)

Fusain sur papier à la forme filigrané

Pourquoi est-ce un incontournable ?

L’émotion qui émane de ce dessin existe uniquement parce que Maillol n’est pas dans la restitution objective de son modèle. Il dessine Thérèse à de nombreuses reprises, explore les variantes du corps féminin pour épurer toujours davantage les masses.

Salle des derniers dessins

Quand Maillol réalise ce dessin, Thérèse est son modèle depuis plusieurs années. Cette jeune fille catalane est la bonne de la famille. S’il la dessine, c’est pour parfaire ses sculptures. Car, il en est certain : « Pour un sculpteur, il faut surtout dessiner. Il faut faire beaucoup de dessins, et le jour où on comprend quelque chose, on en fait une statue ». Durant quatre années, Thérèse pose ainsi devant Maillol pour l’un de ses chefs d’œuvre, Vénus. Exposée en 1928 au Salon d’automne, la sculpture fait sensation. C’est une allégorie de l’amour et du désir, l’incarnation de la femme telle que Maillol l’admire.

En détail

Regardez comme les lignes sont harmonieuses, elles dessinent le dos en suggérant déjà les volumes de la sculpture. Maillol tente ici de reproduire la beauté divine et les longueurs de Thérèse.

Le saviez-vous ?

Thérèse fut pendant plusieurs années le modèle du sculpteur. C’est elle aussi qui pose pour le monument Hommage à Debussy. Maillol l’admire jusqu’à la fin de sa vie et en conserve un souvenir très vif.