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La baigneuse ou la vague

Aristide Maillol (1861-1944)

1899, laine brodée au "point d'Orient" dit aussi "point de majolique" ou "point de couchure"

Pourquoi est-ce un incontournable ?

Cette tapisserie, réalisée en 1899, tient son intérêt à la technique si personnelle de Maillol. Comme à son habitude, il conserve une gamme de couleurs réduite et abandonne tout effet de perspective mais ici l’artiste va plus loin. Dans cette œuvre, il décide de simplifier les lignes et de traduire les masses en aplats de couleurs.

Salle des tapisseries

Durant une dizaine d’années, entre 1893 et 1903, Maillol consacre une grande partie de son temps à la tapisserie. La Baigneuse ou La Vague est une œuvre de la fin de cette période. Dès ses débuts, il est encouragé par Paul Gauguin et parvient à vendre quelques œuvres. Mais, pour mener à bien cette nouvelle passion, il lui faut trouver plus de commandes et justement, à cette époque, l’art décoratif est à la mode. Pour répondre à la demande, il engage deux sœurs dans son atelier de Banyuls : Angélique et Clotilde. Maillol conçoit les tapisseries et ses ouvrières les réalisent. Il commence par fixer la composition sur un carton de petite taille, réalisant ses essais de couleur sur des esquisses peintes à l’huile ou à la gouache. Pour cette tapisserie, il a réalisé un dessin préparatoire grandeur nature au fusain. Auparavant, il avait même sculpté un relief en plâtre du même sujet et ayant à peu près le même format.

En détail

Regardez comme les vagues sont stylisées. De cette manière, Maillol reste au plus proche du caractère décoratif de la tapisserie, telle qu’elle existait au Moyen Âge : « Je veux représenter le calme, l’isolement, le dédain du banal ».

Le saviez-vous ?

En dépit de son attachement à cette technique et du grand succès qu’il rencontre, Maillol est contraint d'abandonner la tapisserie en 1903 car il souffre d’un grave problème de vue. Il se tourne alors pleinement vers la sculpture.